Interview Xavier Beja

Xavier
Beja35 minutes de lecture

Xavier Béja a été formé au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. On a pu le voir au cinéma dans On a failli être amies (2014) d’Anne Le Ny et Léo en jouant « Dans la compagnie des Hommes » (2003) réalisé par Arnaud Desplechin.

Il a aussi connu le succès en 2006 avec sa mise en scène d’Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor au Théâtre Lucernaire avec plus de 200 représentations.

Très actif dans le doublage, Xavier Béja a participé à une multitude de séries, de films et de téléfilms. Il a notamment prêté sa voix David Krumholtz dans la série Numb3rs, à Josh Radnor dans la série culte How I Met Your Mother ou encore Christian Slater dans les séries My own worst enemy, Mind Games, Dirty John, Dr. Death… ).

Formidable comédien et véritable conteur, il met ses talents au service de la lecture de livres audio – on lui doit Le Rire, essai sur la signification du comique par Henri Bergson et L’Appel de Cthulhu de H.P. Lovecraft, tous deux récompensés du Prix du Public du livre audio 2012 et 2016).

Synchro : Pouvez-vous nous parler un peu de vous ?
XB : Je suis né à Orléans, dans une famille de médecins. Mon père était médecin. Je suis le septième d’une famille de neuf enfants. On a déménagé à Aix-en-Provence pendant mon adolescence. Je suis ensuite monté à Paris pour faire les Cours Florent et j’ai intégré ensuite le Conservatoire. 
Synchro : À quel âge avez-vous voulu devenir comédien ? Et quel a été votre parcours pour y arriver ?
  XB : Je devais avoir 9 ou 10 ans. Je me souviens être allé voir Le Bourgeois gentilhomme avec ma classe et j’ai énormément ri. C’est vraiment à ce moment-là que je me suis dit que je voulais en faire mon métier. Très vite, en 5ème, on m’a proposé de jouer Le Petit prince. Ça s’est joué pendant deux ans. J’étais ravi d’interpréter ce rôle. C’était ma première incarnation. Je me souviens, également, qu’en cours de français, je jouais des scènes de L’Avare pour m’amuser. J’étais déjà un inconditionnel de Molière ! Ce désir de devenir comédien est vraiment venu très tôt. Quand je suis arrivé à Aix-en-Provence, même si le déménagement n’avait pas été simple, je me suis retrouvé, très tôt, aux Cours de Madame Paillard qui avait été auparavant la professeure de Philippe Caubère, et dont il fait un portrait hilarant dans un spectacle devenu culte La Danse du diable. Je me suis émerveillé à ce moment-là. Il y avait un grenier au-dessus de la scène du théâtre où il y avait les costumes, les accessoires, j’y ai passé des moments merveilleux. J’ai toujours eu envie de ce métier. Plus tard, quand j’ai eu 17 ans et après avoir obtenu mon bac, mon père m’a dit : « Fais des études avant de partir à Paris ». Il ne voulait pas me lâcher comme ça, ce que je regrette un peu maintenant. J’ai donc fait des études d’histoire à l’Université d’Aix-Marseille. C’était très bien car cela m’a appris énormément de choses mais mon esprit était déjà à Paris, au théâtre, au cinéma. Après ces études, j’ai pu enfin monter sur la Capitale où pendant trois ans, je me suis inscrit aux Cours Florent puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique.

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