constantin pappas

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Pappas53 minutes de lecture

C’est par une belle journée que nous sommes reçus par Constantin Pappas, chez lui, dans sa maison en proche banlieue parisienne.  Invités que nous sommes à nous installer devant une magnifique baie vitrée laissant poindre le soleil de novembre, il a accepté de répondre à nos nombreuses questions. De très bonne humeur et affable, Constantin est intarissable sur un sujet qui le passionne : son métier. Et comme souvent, quelqu’un de passionné est passionnant à écouter. De sa voix douce qui le caractérise et un débit très rapide, il nous raconte son formidable parcours et l’on découvre alors l’homme derrière le comédien. Un parcours, comme toujours, fait de chance, de rencontres et de miracles de la vie. Mais un parcours dicté par le travail et beaucoup de talent. Car de talent, Constantin Pappas n’en manque pas. Ses prestations en doublage sont là pour le prouver, encore et encore : ses formidables doublages de Steve Carell, acteur qu’il affectionne particulièrement, mais également tous ces acteurs à qui il prête sa voix… De Peter Dinklage à Jon Hamm. Ce n’est qu’un juste retour des choses en somme que de voir ce comédien prendre de plus en plus de hauteur dans cet exercice… pour notre plus grand bonheur.

Synchro : Pouvez-vous nous évoquer vos racines ?

CP: Mon père est né en Egypte mais est d’origine gréco-libanaise. Ma mère, qui est décédée aujourd’hui était d’origine russe. Mes parents se sont rencontrés au Soudan au cours d’un bal italien, sont tombés amoureux et se sont mariés. Je suis donc né en 1962 à Khartoum, capitale du Soudan.

Mon père qui travaillait dans le bâtiment, souhaitait faire des études d’architecture. Il a donc envoyé des candidatures dans des écoles à Londres et à Paris, et c’est l’école de Paris qui l’a accepté. Aujourd’hui, j’aurais très bien pu être de nationalité anglaise si mon père avait été accepté là-bas.

Quand nous sommes arrivés en France, je me souviens que cela n’a pas été facile pour moi. A cette époque, il y avait une vision de l’étranger un peu particulière. Lorsque la maîtresse faisait l’appel, arrivée à mon nom, il y avait toujours des élèves qui se retournaient pour me regarder. Ce sont des moments où tu as envie de t’appeler François ou Thierry. Cela change avec le temps car aujourd’hui, je suis très fier de mon nom. Mais à l’époque ce n’était pas simple. Ce n’était jamais méchant, mais on te faisait comprendre que tu n’étais pas français.

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